La maison Nizamoglu (XIXème siècle) offre un séduisant exemple d'architecture privée turque et abrite maintenant des expositions ethnographiques. Le musée archéologique se trouve dans la maison de Yusuf Karslioglu. Des œuvres hattis, hittites, phrygiennes, romaines et byzantines y sont exposées.
Le Parc National Çamlik se trouve à quelques kilomètres au sud de la ville.
Les sites principaux de l'Ancien Empire Hittite sont situés dans le Parc National de Bogazkale du département de Çorum, entre Yozgat et la ville de Çorum à 118 km de Samsun.
Ce site prend place sur la liste du patrimoine culturel du monde.
Une imposante double enceinte percée de la porte Royale, de la porte du Lion et du Yer Kapi (un tunnel souterrain) entoure la cité hittite de Hattusas, aujourd'hui Bogazkale. C'était là le centre religieux des Hittites, surnommé la Ville des Temples car elle en contenait plus de 70. Les ruines les plus imposantes sont celles du temple de Tesup, le dieu des tempêtes. L'acropole renfermait les bâtiments du gouvernement, le palais impérial et les archives de l'Empire hittite.
En 1180 avant J.-C., les Phrygiens dévastèrent la cité. Après des fouilles complètes du site, les murailles (XIIIème siècle avant J.-C.) sont maintenant en cours de restauration.
Hattusas était pour les Assyriens une ville commerciale très importante, nommée Karum. Ce site des plus intéressants fut de 1 700 avant J.-C. à 1 200 avant J.-C. la capitale de l'empire hittite.
En 1 200 avant J.-C., des peuples venus de la mer et originaires de Thrace ont mis fin à cet empire. En 750 avant J.-C., les Phrygiens s'y installèrent puis les Hellènes en firent un grand village.
Yazilikaya à 2 km de Hattusas, est un panthéon de pierre du XIIIème siècle avant J.-C. contenant de beaux bas-reliefs de tous les dieux et déesses hittites. La petite galerie comportant plusieurs entrées fut construite sous le règne de Tuthalia IV (1250-1220 -avant J.-C.).
Au nord de Bogazkale, sur la route de Çorum, Alacahöyük était le centre de la florissante civilisation de l'Age du Bronze des Hattis. Les magnifiques objets hatti en or et en bronze du musée des Civilisations Anatoliennes d'Ankara ont été découverts dans des tombeaux royaux de cette période. Cependant, toutes les ruines visibles à Alacahöyük, comme la porte du Sphinx, datent des Hittites. Lors des fouilles, quatre étages de civilisations différentes ont été mis à jour.
Près d'Ortaköy, au sud-est de Çorum, vous visiterez la deuxième ville importante des Hittites, Sapinuva dont les origines remontent à plus de 3 500 ans. Sur le site, malheureusement ravagé par un incendie, seuls une nécropole romaine, un très intéressant minaret et un nombre important de tablettes furent préservés.
Sur les rives de la rivière de Çekerek, Masathöyük et Alisar sont à visiter. À Laçin se trouve la tombe du commandant romain Ikizios et à Iskilip on peut voir une autre tombe romaine. Entre les plateaux de Abdullah et Kargi, le village de Hacihamza est typique de l’architecture locale. Le plateau de Kuscamineni est un lieu de repos idéal.
On dit que c'est à Çorum, une ville importante sur la route qui relie l’Anatolie centrale à la mer Noire, que poussent les meilleurs pois chiches de Turquie. Parmi ses monuments historiques se dressent la mosquée Ulu du XIIème siècle et la tour de l'horloge du XIXème siècle.
La ville de Merzifon, entre Çorum et Amasya, renferme plusieurs monuments ottomans dont la médersa Çelebi Sultan Mehmet et la mosquée Kara Mustafa Pasa.
Dans le village de Gümüshaciköy à 22 km de Merzifon, des églises byzantines et des bâtiments ottomans retiennent l'attention.
Amasya est située dans une étroite gorge de la rivière Yesilirmak (Iris) et sur le versant de la montagne Harsena. Le plan d'habitation de la ville daterait de 3 000 avant J.-C.. Sa citadelle en ruines à l'intérieur de laquelle subsistent un palais ottoman et un passage souterrain secret, s'élève sur un rocher escarpé. Taillées dans le roc au-dessus de la ville, d'imposantes tombes romaines, éclairées la nuit, forment un décor spectaculaire.
De la période hellénistique l'aqueduc Ferhat ainsi que les murailles de la ville et le pont Alçak de la période seldjoukide sont les témoins d'un passé mouvementé. La beauté naturelle des environs d'Amasya et son splendide héritage architectural en font l'une des plus belles villes de Turquie.
Parmi les sites touristiques, il ne faut pas manquer la mosquée seldjoukide Burmali Minare (XIIIème siècle), la tombe Torumtay, la médersa Gök, l'hôpital ihanide (XIVème siècle) avec les ravissantes sculptures autour de son portail, le complexe de la mosquée Yildirim Beyazit II (XVème siècle) et la curieuse médersa octogonale Kapi Aga.
Des demeures turques traditionnelles en bois (konak), sur le bord de la rivière Yesilirmak dans le quartier Hatuniye (Yaliboyu), ont retrouvé leur splendeur passée; certaines ont été transformées en pensions. La plus jolie, Hazeranlar Konagi (XIXème siècle), a été restaurée et abrite maintenant une galerie d'art au rez-de-chaussée et le musée ethnographique au premier étage.
Le musée archéologique possède d'intéressantes collections locales dont les momies des Mongols ilhanides qui dominèrent Amasya.
Des cafés, des restaurants, des salons de thé et des parcs bordent la rivière, offrant leur tranquillité à ceux qui veulent profiter de l'atmosphère romantique de cette ville.
Du haut de la colline de Çakallar, la vue est splendide.
À 63 km au nord-est d'Amasya, le magnifique lac de montagne de Borabay offre la possibilité d’une excursion d'une journée.
À 32 km de là, Yedi Kugular Kus Cenneti est une très belle réserve ornithologique. Amasya est réputé pour ses vergers de pommiers. Sur la rivière Yesilirmak, des monuments seldjoukides et ottomans contribuent au décor urbain solennel et pittoresque de Tokat dont le plan d'urbanisation remonte à 4 000 avant J.-C..
Au XIème siècle, ce sont les Danismend et les Seldjoukides qui mirent fin à 700 ans de monopole byzantin.
Les ruines d'un château aux 28 tours, la mosquée Garipler du XIème siècle et un pont seldjoukide comptent parmi les principaux bâtiments historiques. Le Pervane Bey Darüsifasi (medersa Gök) du XIIIème siècle, l'un des plus beaux monuments de Tokat, abrite aujourd'hui le musée archéologique.
De son rôle de centre régional du commerce, Tokat a conservé beaucoup de ses entrepôts commerciaux dont les Tashan, Suluhan, Yagcioglu Hani et Gazi Emir (Yazmacilar) Hani. La rue Sulu Sokak, au centre ville, bordée de hans, de mausolées, de bazars et de bains, donne un excellent aperçu de l'architecture de Tokat.
Dans le Gazi Emir (Yazmacilar) Hani, on trouve de multiples exemples de tissus imprimés, une tradition vieille de 600 ans à Tokat. Les décorations traditionnelles en bois gravé et peint et les peintures murales donnent aux demeures de Tokat une élégance particulière. Les maisons du XIXème siècle Madimagin Celalin Konak et Latifoglu Konak ont retrouvé leur beauté d'autrefois et témoignent de la vie des nantis dans la Turquie rurale de ce siècle.
Dans le département de Tokat à Akdag, vous pourrez visiter la grotte de Balhca. Celle-ci est longue de 680 mètres et sur ses 5 étages vous découvrirez différentes compositions de stalactites et stalagmites. L’atmosphère de la grotte est idéale pour les personnes souffrant des voies respiratoires.
Beaucoup de fossiles ont été découverts lors de fouille dans certaines grottes de Tokat.
À 34 km sur la route nationale Tokat-Pazar-Zile à Üzümören une réserve d'oiseaux de 8 000 mètres carrés est à voir.
A 55 km au nord-est de Tokat, Niksar (Neccaesarea), jadis capitale des émirs danismend, possède une citadelle bien conservée. Il faut aussi visiter la mosquée Çöregi Büyük du XIIème siècle et son beau portail.
C'est à Zile, au sud d'Amasya et à l'ouest de Tokat, que Jules César, après une victoire particulièrement rapide, prononça son fameux "Veni, vidi, vici".
En dessous de la citadelle qui garde la ville se dresse la mosquée Ulu (restaurée) datant de 1269. À Zile (Zela), il est possible de déguster de très bons vins locaux.
Sivas était, au Moyen-Age, un important centre commercial situé au carrefour des routes pour la Perse et Bagdad.
Ce fut la capitale des émirs Danismend entre 1142 et 1171 et un centre urbain majeur sous la domination seldjoukide. Les monuments architecturaux qui demeurent reflètent son glorieux passé.
La mosquée Ulu date de l'émirat Danismend mais les bâtiments seldjoukides, l'hôpital et l'école médicale (Izzettin Keykavus Sifahanesi), du XIIIème siècle, la médersa Gök superbement décorée, le double minaret de la médersa Çifte Minare et la médersa Buruciye témoignent des impressionnantes qualités esthétiques qui s’exprimèrent au cours de cette période.
La médersa Buruciye renferme le musée archéologique et des exemples de l'art funéraire musulman. Dans la maison Akaylar, reflet de la très belle architecture civile du XIXème siècle, se trouve le musée ethnographique.
C'est à Sivas que le Congrès National s'est réuni en 1919 pour décider de libérer la Turquie de l'occupation étrangère.
Aujourd'hui, le bâtiment du XIXème siècle où s'est tenue l'assemblée est devenu le musée d'Atatürk et du Congrès qui abrite une exposition consacrée à la Guerre d'Indépendance et une exposition d'ethnographie.
En ville,vous pourrez acheter des tapis de Sivas, réputés depuis longtemps. Le musée .de Asik Veysel se trouve dans la maison où ce poète populaire est né et décédé (1884-1973) dans le village de Sivrialan. Après une journée passée à visiter la ville, il vous sera agréable de vous détendre soit au plateau de Egriçimen, dans la vallée Suul ou encore aux chutes Sizir (Obruk).
C'est de Kangal, à 68 km au sud de Sivas, que provient la race de chiens la plus connue de Turquie, les kangals. Cette race de chiens de galates ou kan-sang, gal-gallate remonte au IIIème siècle avant J.-C.
Aujourd'hui utilisés comme chiens de berger, ces animaux aux poils dorés sont également de très bons chiens de garde ou policiers.
À 12 km au nord-est de Kangai, la station thermale de Balikli Kaplica est célèbre pour la multitude de minuscules poissons qui nagent dans les eaux de sa source chaude à 36°C, contribuant à soigner les maladies de peau. Il y a également deux autres centres thermaux dans le département de Sivas : Sicak Çermik et Soguk Çermik, fameux pour les différents traitements thérapeutiques.
Avant-poste byzantin jadis, Divrigi est devenue la capitale des émirs turcs Mengucekide aux XIIème et XIIIème siècles. Bien qu'elle soit située un peu à l'écart de l'itinéraire, les touristes viennent à Divrigi pour visiter la mosquée Ulu et la médersa datant de 1229.
L'exubérance de l'art seldjoukide atteint son apogée dans les sculptures d'animaux et de végétaux des portails. Ce site fait partie du patrimoine culturel mondial recensé par l'UNESCO.
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