MANISA
Gracieuse cité égéenne blottie entre la montagne Sipil et le fleuve Gediz, Manisa à vécu sous la domination hittite, aka, phrygienne, lydienne, perse, hellénistique, romaine et byzantine sous le nom de Magnesia.
C'est en 1313 que les Saruhanogullari lui donnèrent le nom de Manisa.
De 1437 à 1595, les hauts fonctionnaires de la cour ottomane habitèrent la ville et y laissèrent quelques traces. Manisa a conservé plusieurs splendides illustrations d'architecture seldjoukide et ottomane dont les étonnantes maisons de style ottoman "Kula".
La mosquée du Sultan fut édifiée au début du XVIème siècle par la Sultane Ayse, mère de Soliman le Magnifique. En son honneur, se tient dans cette mosquée, au mois de mars de chaque année, la fête traditionnelle du "mesir", bonbons réalisés avec 41 aromates différents.
La mosquée Muradiye fut conçue au XVIème siècle par le grand architecte Sinan. À côté, la médersa (collège théologique) abrite aujourd'hui le musée archéologique. Le turbé de Saruhan Bey est un lieu très visité en hommage à ce grand homme qui mit fin à la domination byzantine de la ville en 1313.
En septembre a lieu la fête des vendanges, pendant laquelle le raisin est apporté en grande pompe. Les nombreuses vignes de la région donnent du raisin utilisé pour la production du vin et des fruits secs pour l'exportation.
Au sud de la ville, le Parc National Mont Sipil abrite le célèbre "rocher qui pleure" de Niobe. Au nord-est, Gördes est une ville agréable, réputée pour ses beaux tapis. À 7 km de la ville, dans le district de Akpinar et sur le versant nord-est de la montagne Sipil, un très beau bas- relief de la déesse Kybele d'Anatolie, plus connue sous le nom de Arthémis fait face à la vallée.
Les ruines de l'ancienne Sarde (Sart), jadis capitale du royaume lydien de Crésus, se dressent sur les rives de Sart Çayi (Pactole) à 70 km de Manisa.
Sarde était un important centre commercial juif sur le point ouest de la route du Roi. Pour la première fois au monde les Juifs utilisèrent la monnaie au Vème siècle avant J.-C.
Vous découvrirez le temple d'Artémis qui était un gymnase restauré ainsi qu'une importante synagogue construite au IVème siècle avant J.-C. et reconstruite au IIIème siècle, qui témoignent de la splendeur passée de la ville.
Au sud de Sarde, se loge la montagne Boz (Tmolus) adéquate pour le trekking et les autres sports de montagne.
Alasehir, antique Philadelphia se trouve nom loin de Manisa et renferme les ruines de l'église byzantine Saint-Jean nommée comme l'une des sept église de l'Apocalypse. Au sud de la ville, à Toptepe, les ruines d'un théâtre romain sont à découvrir.
USAK
Usak est un important centre historique de tissage de tapis; une tradition qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
Les touristes y visitent le musée archéologique, intéressant et très complet surtout pour sa collection de trésors lydienne.
Le musée de la maison de Kaftanci (XIXème siècle) est une sorte de musée ethnographique où sont exposés des kilims et des tapis tissés en ville.
Le musée ethnographique et le musée Atatürk sont situés dans des maisons du XIXème siècle.
AFYON
Une inaccessible et imposante citadelle (226 m), domine cette ville départementale. La construction de la citadelle remonte à 1350 avant J.-C. L'empereur hittite Mursil II l'avait choisie comme lieu de résidence et l'avait nommée Hapanuva. Au sommet de la citadelle, des traces de la culture phrygienne remonteraient à 1200 - 700 avant J.-C. et un temple dédié à la déesse Kybele y a été retrouvé.
Le musée archéologique et le mémorial de la Guerre d'Indépendance révèlent le passé historique de la ville.
Le musée de l'Art Turc et Islamique, le complexe Gedik Ahmet Pasa et la mosquée Ulu (1272-1277) sont à visiter.
D'immenses bas-reliefs, datant du royaume de Phrygie, sont sculptés dans la roche des collines au nord d'Afyon. Celui d'Aslantaç est le plus grand; ceux d'Aslankaya représentent des lions.
À 100 km au sud de Afyon, à l’entrée nord se trouve le parc Suçikan de Dinar. Ce musée en plein air est un endroit important dans la mythologie.
C'est ici qu'aurait eut lieu le concours de musique qui vit s’affronter le dieu Apollon et Pan en présence de Midas.
Dans le site, vous trouverez des ruines datant de la période byzantine et ottomane. On ne saurait manquer de goûter à la gastronomie de Afyon avec sa célèbre crème fraîche, ses lokoums et son délicieux saucisson on dit (sucuk). Sur la route d'Afyon-Eskisehir, dans le village Ayazin (metropolis), des églises byzantines, des habitations creusées dans la roche et des tombes sont à visiter. Dans la vallée Göynüs, des monuments phrygiens tels que Maltatas et Yilantas. méritent le détour.
KUTAHYA
Les fours de Kütahya produisaient de splendides céramiques aux XVIème et XVIIème siècles, un art qui se perpétue aujourd'hui.
On peut visiter les ateliers où d'habiles artisans fabriquent des tuiles, des assiettes et des bols, célèbres pour leurs motifs bleu de cobalt, sur un fond d'un blanc laiteux.
Dans une ancienne medersa du XlVème siècle se trouve le musée archéologique et ethnographique où vous découvrirez des céramiques d'Iznik et de Kütahya ainsi que des objets romains et byzantins.
Le musée Sadit Atakan expose des faïences et céramiques vieilles de plus de 250 ans.
Un autre musée à visiter est la maison de Kossuth un héros hongrois du nom de Lajos Kossuth qui lutta pour l'indépendance de la Hongrie. Il vécut à Kütahya dans cette maison avec sa famille de 1849 à 1851. Kütahya est jumelée avec la ville de Pecs en Hongrie.
Kütahya est une ville où l'architecture turque est encore bien vivante et où les traditions turques sont bien ancrées dans le mode de vie.
Le château a connu des périodes différentes, romaine, byzantine, seldjoukide et ottomane. Du château, vous découvrirez la plus belle vue de la vieille ville. Les plus belles bâtisses de la ville sont la mosquée Ulu du XIVème siècle, la medersa et le complexe, le hamam, les mausolées ainsi que d'autres exemples de l'art civil.
À l'est de Kütahya, un ancien volcan; Türkmen dagi a été, pour sa lave, convoité par de nombreux peuples. Les Phrygiens commencèrent à creuser cette roche de tuf pour construire un temple dédié à la déesse mère Kybele. Les Romains exploitèrent cette roche pour creuser des tombes et des abris et les Byzantins préférèrent la construction d'églises.
Au sud-ouest de Kütahya se trouve la ville romaine de Çavdarhisar (Aezanoi) dont subsistent un théâtre, un stade et le temple de Zeus. Dans la même direction, au Mont Murat, il est possible de camper dans le décor enchanteur des sources chaudes.
Près de Dumlupinar se trouvent le Parc National Baskomutan et le mémorial de la Guerre de l'indépendance. |